Portrait de Laurence

Présente-toi en quelques mots 

Je m’appelle Laurence WEBER et dans quelques jours je pourrai prétendre faire partie des V4…rire. Nous avons décidé, pour une retraite heureuse, de venir vivre en Ardèche et c’est ainsi que je suis arrivée à l’ATTAV pour taper « un peu » dans la balle, sans plus…ah au fait, j’étais prof, cela n’étonne personne…et de plus prof de math…cela étonne encore moins ceux qui me connaissent !!

Quels sont tes centres d’intérêt ?

En cette période compliquée, de retrouver les vraies valeurs de la vie : la famille, les amis, faire ce que l’on aime. Sinon de manière plus prosaïque, le ping évidemment, les ballades dans des coins divers, la lecture, la country, le chant, le théâtre, le cinéma…

Tes débuts dans notre discipline ?

Mon frère ainé m’a emmené avec lui dans un club à Metz où nous habitions. Ce club s’appelait alors le PEC, devenu depuis le SMEC Metz, possédait une équipe première jouant au plus haut niveau à l’époque avec entre autres les frères Roesch et les frères Weber. Ce n’était pas, comme beaucoup de structures à l’époque, un endroit où l’on se retrouvait pour « faire des matchs » et progresser ainsi, mais un club avec des séances encadrées par Charles Roesch qui allait devenir le premier directeur technique national. Il a donc été facile pour moi, avec 4 séances par semaine, puis très vite mon entraineur particulier qui devint mon mari, de progresser ; en deux ans j’avais un très bon niveau régional…mais c’était plus facile…à l’époque. .rire

Ta principale qualité (dans la vie et/ou au ping) ?

Je suis une battante, j’aime les challenges, ma devise a toujours été «  vouloir c’est pouvoir ». Mais je suis aussi altruiste et fidèle en amitié.

Ton principal défaut (dans la vie et/ou au ping) ?

Dans la vie ma trop grande franchise, je ne sais pas mettre les formes, ce qui m’a procuré des « ennemis ».Au ping, en vieillissant, mon incapacité à rester concentrée et à avoir la « niaque ».

Quel est ton style de jeu ? Qu’est-ce que cela implique pour toi ?

Je suis une défenseuse d’autrefois, c’est-à-dire qui joue loin de la table et fait tout ce qu’elle peut pour provoquer la faute chez l’adversaire. Je dis d’autrefois car à l’heure actuelle les défenseuses possèdent un démarrage actif en frappe ou top-spin qui déstabilise ainsi l’adversaire, casse son jeu, mais surtout, très souvent, leur permette de marquer le point.

Cela implique une bonne condition physique, une capacité à se déplacer vite sur de grandes distances et avoir une bonne vitesse de réaction et d’exécution. Sans parler d’une attaque offensive…Cela devient difficile à mon âge. rire

Ton parcours pongiste ?

J’ai commencé par être joueuse jusqu’à obtenir un bon niveau national, 0(zéro) qui venait juste après les 5 ou 6 premières séries. En championnat j’’évoluais en nationale1 ou 2 selon notre réussite, qui étaient les plus hautes divisions de championnat. Puis, peut être en raison de mon métier et du besoin de partager, a commencé mon envie d’apprendre aux autres. J’ai alors appris sur le tas, au club, en encadrant des stages en Allemagne sous la houlette d’un grand entraîneur Tibor Harangozo, secondé par Tomislav Terecik ou Charles Roesch et tant d’autres…Ces années furent très enrichissantes. J’ai passé mes diplômes d’entraineurs fédéraux pour terminer par le brevet d’Etat que j’ai obtenu dans les premières sessions… j’ai même été Conseillère Technique Régionale en Ile de France… 4 jours. Mais cela est une autre histoire.

Après mon mariage c’est très naturellement que nous avons intégré le club de notre ville, l’ASM Villepreux et, en plus d’être joueurs, de créer notre première école de tennis de table avec nos méthodes un peu innovantes pour l’époque. C’était en 1972..Très vite nous avons été un des meilleurs clubs jeunes d’IIe de France. C‘est là que j’ai commencé à être dirigeante.

Avec la naissance des enfants et un déménagement j’ai un peu levé le pied n’entraînant plus que de manière irrégulière.

C’est lorsque nous sommes arrivés en Normandie avec des enfants plus grands dont un entrait au pôle espoir de Petit Couronne que j’ai repris davantage mes activités, présidence quelques temps du club de Petit Couronne puis, ayant vite laissé ma place, à la ligue de Haute Normandie où je me suis penchée plus particulièrement sur les féminines comme présidente de la commission.

La retraite m’amenant en Ardèche je pensais prendre aussi celle du ping….Mais ce club a tout de suite été très attachant. Nous étions deux, nous étions retraités, nous avions du temps à donner et constaté tout ce que l’on pouvait tenter de lui apporter. Et nous avons signé…Et là, parce que cela manquait en Ardèche nous nous sommes investis en plus dans l’arbitrage et nous avons passé tous les diplômes fédéraux jusqu’à celui de JA3 et de formateurs d’arbitre et de JA1

Elue au comité Drôme/Ardèche durant 8 années, j’ai participé activement aux décisions de la commission sportive.

Quel est ton meilleur souvenir en lien avec le ping ?

Incontestablement mon palmarès obtenu à Béthune en 2006 aux championnats de France vétérans en catégorie V2 : deux titres, en simple dames et en double dames avec mon amie Françoise, et une médaille d’argent obtenue en finale contre une paire comportant Jacques Secrétin. Mieux qu’un rêve !!

Qu’est-ce que le club de l’ATTAV représente pour toi ?

Comme je l’ai dit plus haut c’est un peu mon bébé, à qui j’ai la sensation d’avoir apporté tout ce que je pouvais pour le faire grandir. Il m’a lui aussi beaucoup apporté, facilitant mon intégration dans ma nouvelle vie, en découvrant de nombreuses personnes attachantes.

Quels sont tes conseils pour nos jeunes pongistes ou pour ceux qui voudraient se mettre au ping ?

Contrairement à ce qu’il y paraît, le tennis de table est un sport difficile, voire ingrat…C’est un peu comme le piano. Avant d’être un virtuose il faut faire ses gammes…mais ensuite quel plaisir de pouvoir réaliser ce que l’on souhaite, chacun à son propre niveau, sans se comparer aux autres. Il faut de la volonté, de la persévérance mais surtout l’envie de se faire plaisir même au prix d’efforts…

Un petit mot de fin ?

Merci d’avoir eu le courage de lire jusqu’au bout !! Rire

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